Copacabana, une barquette d’exception sur plan Mauric

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Résumé de l'article

Copacabana : le trait de Mauric, la main de Vent d’Ouest Ce n’est pas tous les jours qu’un voilier de 1959 signé André Mauric entre au chantier. Copacabana, mi-barquette, mi-voilier classique, a bénéficié d’une restauration respectueuse et détaillée. Renforts invisibles, vernis éclatant, cockpit ressuscité… mais surtout une rencontre humaine entre anciens et nouveaux propriétaires, scellée par une navigation partagée. Voilà comment un chantier devient une histoire.

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Copacabana, une barquette d’exception sur plan Mauric

Copacabana, c’est l’histoire d’un voilier unique, né en 1959 sur un plan signé André Mauric, célèbre architecte naval marseillais. Un bateau entre la barquette méditerranéenne et le voilier classique, à l’arrière pointu et au charme indéniable. Ce chantier a été une belle aventure mêlant expertise technique, transmission et passion partagée entre anciens et nouveaux propriétaires.

Un voilier entretenu avec passion

Son ancien propriétaire anglais en prenait soin avec beaucoup de goût et d’attention, en confiant régulièrement à Vent d’Ouest l’entretien annuel, les vernis, des interventions sur le mât… Mais le temps et le budget que demande un tel bateau l’ont poussé à passer le relais.

Vent d’Ouest ne s’est pas contenté d’un rôle de chantier : l’équipe a aussi assuré la revente du bateau, en identifiant un acquéreur motivé et respectueux du projet. Un beau passage de relais, accompagné en toute confiance.

Réparations techniques et restauration en finesse

Dès son retour à terre en février 2022, Copacabana est entré en rénovation. Le chantier a commencé par un diagnostic poussé, qui a révélé un point critique :
👉 les cadènes (pièces d’accastillage où sont fixés les haubans) présentaient des signes sévères de pourriture.
Ces efforts répétés avaient fragilisé la structure autour du mât, notamment l’étambrai. Il a fallu renforcer toute cette zone avec des courbes en lamellé-collé pour assurer la rigidité de la coque à la voile.

🔹 En parallèle :

Ce qu’on retient de Copacabana

Ce chantier nous a rappelé pourquoi certains bateaux signés par de grands architectes comme Mauric résistent mieux au temps : même avec leurs défauts ou leur âge, la logique de construction reste saine.
Copacabana en est un bel exemple. Le bateau a conservé une belle valeur, et son design réfléchi a permis d’intervenir sans tout démonter.

Mais surtout, ce projet nous a permis de tisser un lien fort avec le nouveau propriétaire, jusqu’à partager ensemble une régate de vieux gréements à Cassis.
C’est aussi ça Vent d’Ouest : travailler sérieusement tout en nouant de liens de confiance forts, et se retrouver un jour à naviguer tous ensemble sur un bateau qu’on a restauré à la main.

Copacabana n’est pas un voilier de course. Mais le plaisir de la mer, lui, est bien là.

À propos d’André Mauric et de l’architecture navale

André Mauric (1909‑2003) est une figure emblématique de l’architecture navale marseillaise. Dès sa jeunesse, il dessine son premier voilier, Morwark, en réalisant les plans grandeur nature sur le sol de l’atelier. (mauric.classic-yachting.com)

Son bureau d’études, fondé à Marseille, s’est imposé au fil du temps comme l’un des plus prolifiques en France. Il a conçu des voiliers emblématiques : Pen Duick VI pour Éric Tabarly, Melody pour Jeanneau, First 30 pour Bénéteau… (Wikipédia)

Mauric a su conjuguer tradition et innovation : il travaillait au trait, concevait des demi-coques, sélectionnait le bois sur pied, tout en intégrant progressivement les techniques modernes. (mauric.classic-yachting.com)
Son bureau, Mauric, qui fête ses 80 ans en 2025, continue d’opérer dans l’architecture navale civile et militaire, avec une présence à Marseille et des branches à l’international. (GICAN)

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